On t’a sûrement déjà dit de « définir ta cible ». Peut-être même qu’on t’a donné une fiche à remplir : âge, sexe, revenus, centres d’intérêt, réseaux préférés.
Tu l’as remplie. Tu as obtenu un portrait du genre « femme de 25 à 40 ans, active, intéressée par le développement personnel ».
Et ensuite ? Tu n’as pas su quoi en faire. Ce portrait ressemble à la moitié de la ville. Il ne t’aide pas à écrire un post, ni ta bio, ni ton offre.
Il existe une façon beaucoup plus simple de décrire ton client. Elle tient en trois phrases.
Une histoire, c’est quelqu’un qui veut quelque chose
Toutes les bonnes histoires suivent la même logique : quelqu’un veut quelque chose, et quelque chose l’en empêche. Si rien ne bloque, il n’y a pas d’histoire.
Ton client fonctionne pareil. Il veut quelque chose. Quelque chose l’en empêche. Et toi, tu es la personne qui peut l’aider à passer l’obstacle.
D’où les trois phrases :
Mes clients sont des gens comme [prénom]. Elle ou il veut [ce qu’il désire vraiment]. Mais ce qui bloque, c’est [l’obstacle précis].
C’est tout.
Pourquoi un prénom
Le prénom n’est pas un détail. Prends une vraie personne : une cliente que tu as aidée, quelqu’un de ton entourage, ou toi il y a quelques années.
Quand tu écris pour « les entrepreneurs », tu écris pour une foule. Tu arrondis tes phrases pour que tout le monde s’y retrouve. Résultat : personne ne s’y retrouve vraiment.
Quand tu écris pour Fatou, tu sais ce qu’elle va comprendre et ce qui va l’ennuyer. Tu connais ses mots, ses journées, ses hésitations. Tes phrases deviennent précises, presque sans effort.
Et le plus étonnant, c’est que plus tu écris pour une personne précise, plus d’autres personnes se reconnaissent. Parce que les détails vrais touchent plus que les généralités.
La version floue et la version claire
Prenons une coach qui accompagne des femmes dans leur reprise professionnelle.
Version floue
J’accompagne les femmes qui veulent s’épanouir dans leur vie professionnelle.
C’est sincère. Mais « s’épanouir » peut vouloir dire mille choses, et des milliers de coachs disent la même phrase.
Version claire
Mes clientes sont des femmes comme Fatou. Elle a arrêté de travailler pendant trois ans pour s’occuper de ses enfants. Elle veut retrouver un poste où on reconnaît ce qu’elle sait faire. Mais ce qui bloque, c’est qu’elle ne sait plus comment parler de ces trois années en entretien. Elle a l’impression qu’elles font un trou dans son CV.
La différence se sent tout de suite. Une femme qui vit cette situation lit ça et se dit : « C’est moi. » Et la coach sait maintenant exactement de quoi parler dans ses publications : les trois ans d’absence, l’entretien, la confiance.
Ce qui rend une description claire
Regarde ce que la version claire contient de plus :
- Une situation concrète : trois ans d’arrêt, des enfants. On voit la scène.
- Un désir précis : pas « s’épanouir », mais retrouver un poste où on reconnaît ses compétences.
- Un obstacle qu’on peut nommer : parler de ces trois ans en entretien.
Si ton obstacle ressemble à « manque de confiance » ou « manque de visibilité », creuse encore. Demande-toi : à quel moment précis la personne le ressent-elle ? Qu’est-ce qu’elle dit, ce jour-là ?
Reste un peu plus longtemps dans le problème
Quand on a trouvé l’obstacle, le réflexe est de sauter tout de suite à la solution. « Je vais lui faire un atelier sur la confiance en soi ! »
Attends un peu. Pose-toi encore deux ou trois questions.
Pourquoi Fatou a-t-elle peur de parler de ces trois ans ? Peut-être qu’un recruteur lui a déjà fait une remarque. Peut-être qu’elle pense que ces années ne comptent pas. Peut-être qu’elle ne sait pas comment présenter ce qu’elle a appris à la maison.
Chaque réponse mène à une solution différente. Et souvent, ce n’est pas celle à laquelle tu pensais au départ.
À toi
Prends une feuille et écris tes trois phrases. Puis fais une chose qui fait un peu peur : lis-les à voix haute à quelqu’un qui ressemble à ton client.
S’il répond « oui, exactement », tu tiens quelque chose. S’il hésite, réécris l’obstacle avec ses mots à lui, pas les tiens.
Ces trois phrases deviendront la base de tout le reste : ta bio, tes publications, ton offre, ta page d’accueil.
Cette méthode vient de mon guide gratuit « Ce que l’IA ne fera pas à ta place ». Tu y trouveras un exemple complet, six autres exercices et une fiche de clarté à remplir. Télécharge-le ici.

